Prologue
Dans une famille chacun
compte sur l'autre, si quelqu'un à un problème tout le monde l'aide
quelqu'en soit le but, on l'aide, on le protège, viendra ensuite le
temps des punitions.
On veille l'un sur l'autre. Telle était le mode de vie que
s'étaient instaurés les Weeks.
Fran était une femme d'un
âge avancé, cheveux mi-longs gris entracite, miroitant à la moindre
lueur.
Elle avait une monture de lunettes ébène, elle-mêmes perchées sur
un nez petit sinon crochu.
Les membres de la famille avaient cependant à la respecter , elle
était la doyenne de la maison toujours prompt à raisonner les
membres de sa tribu et si on voulait bien l'écouter ne serait-ce
qu'une minute, elle repartait dans ses antiques récits relatant son
peuple, comment sa "race" avait vue le jour, bref un livre
d'histoire à elle seule.
Ceci explique cela,les membres de la famille avaient aussi appris à
feinter quand c'était possible; connaître une énième fois
l'histoire des siens, ce qui les avaients poussés à l'exil n'était
enchantant pour personne, et on les
comprenaient.
Son époux, Derice , était doté d'un instinct guilleret, de nature à
ressortir de vieilles blagues auquelles tout le monde s'efforçait
de rire.
Néanmoins, si on avait un besoin quelconque, qu'il s'agisse
d'argent, de service ou même simplement de conseils avisés, c'était
à lui qu'on s'adressait. Jeune homme dans sa tête, paraissant vieux
physiquement, il était donc difficile de tenir une conversation
sérieuse avec lui.
Cela arrivait toutefois,
mais il fallait qu'il se passe quelque chose de grave, quelque
chose qu'on ne pourrait pas contourner, rien qui ne sois
qualifiable d' "humain". Pourquoi ? Simplement parce qu'il est
d'autant plus difficile de combattre une menace aveugle plutôt que
d'être sûr de ce qu'on affronte, connaître son ennemi, ses atouts
comme ses faiblesses, les humains sont des créatures si
vulnérables, si prévisibles... contrairement aux autres ils était
faibles, faibles et prévisibles, rien de plus.
Les sorciers, proprement dits, étaients séduisants, puissants, mais
ce qui était amusant dans la nature magique, c'est qu'ils étaients
complètements décontenancés lorsque quelque chose d'inatendu
surgissait de nulle part. Comme la fois ou Méline, la tante,
s'était retrouvée à un dilemme; fallait-il faire chauffer le café
avec la plaque électrique ou bien se servir de cette étrange petite
boîte blanche dotée d'une porte plus communèment appelée
"micro-onde" ?
Tant d'autres situations auraient pu être le cas aussi, cependant,
il s'agirait d'évènements bien plus graves, des évènements ou le
mot "micro-onde" aurait pu servir à tout autre choses...
La maison, une villa contemporaine richement décorée, était, avec
ses 3 étages, ses 8 chambres ses 4 salles de bains, une des maisons
les plus grande du coin, et il était d'autant plus étonnant que les
Weeks l'avait obtenue pour une bouchée de pain suite au meurtre qui
s'y était produit.
Cela s'était passé un matin de Juin, le soleil brillait, une
journée apparente en somme. Puis quand le facteur, qui devait
apporter un colis, tappa à la porte en geste tout à fait anodin, il
découvrit que la porte était ouverte. Puis comme tout le monde
l'aurait fait, il entra dans la maison, ce fut le pas de trop,
quand il découvrit le carnage, il était déjà trop tard.
Le propriétaire, sa femme, ses deux enfants ainsi que le fidèle
Berger Allemand avaient tous succombés. Les Weeks avaients décidés
d'acheter cette villa, pas pour des raisons esthétiques mais plutôt
pratiques; en effet, si une demeure était bien facile d'accès,
c'était bien la 12ème rue de la Cave Aux Fées, avec son grand
parking pour toute la famille, aucun doute, la 12ème rue était
riche en qualité.
Chacunes des chambres était occupés par les différents couples de
la famille. Ils étaients nombreux et parfois, cela peut se révéler
utile.